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Dimanche 6 septembre 2009

 

Le paradisme est un système politique qui ressemble au système communisme, mais qui est exempt de toute forme de prolétariat.

 

Le paradisme est basé sur le fonctionnement des nouvelles technologies telles que la robotique, l’ingénierie génétique et les nanotechnologies.

Il suppose que le prolétariat et toute forme de main d’oeuvre humaine soient remplaces par les robots, les nanobots et les ordinateurs.

 

Pour en savoir plus : http://fr.raelpress.org/news.php?item.319.1 

 


JTL
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Samedi 24 janvier 2009
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Samedi 6 décembre 2008
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Samedi 1 novembre 2008

Le 4 novembre prochain les américains élisent leur nouveau président. Depuis plusieurs mois, les médias publient des sondages annonçant que Barack Obama aurait plusieurs points d’avance sur son adversaire… Dans quel but ?

Les sondages ne sont pas l’élection… Avec une variation de point non négligeable d’un organisme de sondage à l’autre, on peut douter de leur efficacité. De plus l’opinion d’un lecteur qui ne s’engage pas (sondage) peut varier lorsque son opinion l’engage (vote). Enfin quel peut être « l’influence » des sondages diffusés par les médias pendant plusieurs mois sur le vote final de l’électeur ?

Autant de bonnes questions à se poser…

On peut également s’interroger sur la finalité des sondages durant la course à la Maison Blanche ? Ne ressemble-t-elle pas à une forme de propagande qui aurait pour objectif de faire peur et de provoquer un « sursaut » de l’électorat républicain (et des indécis) pour venir voter en masse John McCain ? 

Il est légitime de se poser la question du degré de manipulation possible des sondages…  

Dans son ouvrage ( "le Message donné par les Extra-Terrestres" en téléchargement gratuit sur http://fr.rael.org/download.php?list.6 ), Raël précise « Ni le suffrage universel ni les sondages ne sont valables pour gouverner le monde. Gouverner c’est prévoir, et non pas suivre les réactions d’un peuple moutonnier dont une très petite partie est suffisamment éveillé pour guider l’humanité. Comme il y a très peu de gens éveillés, si l’on se fie au suffrage universel ou aux sondages, les décisions prises sont le choix de la majorité, donc de ceux qui ne sont pas éveillés et qui réagissent en fonction de leur satisfaction immédiate ou de leurs réactions instinctives inconsciemment encroûtées dans leur gangue d’acquis obscurantiste. »

Oui, on peut se poser la question de l’importance de l'influence et de la manipulation de l’électorat américain par l’intermédiaire des sondages qui ont été diffusés tout au long de cette campagne.

Bien qu’en tant que raëlien, je réfléchis à deux fois avant d’aller voter… (pour cause de défiance envers le suffrage universel), je souhaite que Barack Obama l’emporte !!!

 

JTL

Par JTL - Publié dans : politique
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Samedi 11 octobre 2008

La création d’une monnaie unique contrôlée par les instances internationales est la seule solution pour stabiliser le système monétaire et avoir enfin un « outil d’échange des biens et services » fiable et non soumis aux aléas des spéculations boursières provoquant inflation et récession. 

Raël précise : « la vérité, c'est que les Etats-Unis d'Amérique ne pourront jamais se débarrasser légalement d'une telle dette, ni même rembourser une fraction des intérêts. C'est la fin du système monétaire mondial tel que nous le connaissons, et une grande opportunité pour établir une monnaie mondiale. Le processus sera bien sûr très douloureux, mais aidera l'humanité à atteindre une nouvelle étape vers la planétarisation de l'humanité.Il est temps de cesser de faire confiance aux banques et au papier appelé "argent" par les gouvernements qui l'impriment en une nuit sans que cela ait une valeur réelle. N'oublions pas qu'il y a beaucoup plus de dollars en dehors des Etats-Unis (certaines personnes disent qu'il y en a 10 fois plus) qu'à l'intérieur du pays, et que, si tout le monde le vend en même temps, il peut perdre jusqu'à 90% de sa valeur… »

L'autre solution fiable pour supprimer le « capitalisme sauvage », sans pour autant instaurer un quelconque « collectivisme », est de supprimer l’héritage des moyens de production, tout en préservant la transmission héréditaire des biens familiaux non productifs, comme la maison familiale. Les instances nationales et internationales auront pour mission de favoriser la liberté d’entreprendre et de s'enrichir (premier facteur de progrès social), en louant et revendant les moyens de production dont ils ont été momentanément dépositaire. Des lois strictes nationales et internationales devront encadrer ce nouveau « capitalisme à visage humain » !

Il faut qu’un parti politique en France prenne la décision de mettre à son programme le « capitalisme à visage humain » ? C’est possible et souhaitable !
A moyen terme, ce parti politique verra sa cote de popularité dépasser celle de tous les autres et sera le grand gagnant des futures élections...


JTL
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Jeudi 24 juillet 2008

Il faut bien le comprendre : les raëliens ne se laissent pas opprimer sans réagir !!!

Vidéo :
http://www.youtube.com:80/watch?v=3EjaH9o0rdI

:-) JTL

Par JTL - Publié dans : politique
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Lundi 7 juillet 2008

Le monde vit une tragédie à cause du système capitaliste sauvage basé sur la spéculation des capitaux : les quelques riches détendeurs de « capitaux » s'enrichissent toujours plus et les pauvres – classe moyennes comprises – s’appauvrissent faute de… capitaux ! 

Notre système monétaire est basé sur la « capitalisation » du moyen d’échange des ressources qu’est l’argent. L’argent est utile tant que « l’abondance pour tous » n’est pas réalisée. Elle sert à répartir les ressources et réguler les échanges.  Mais quand l’argent sert à faire de l’argent… Alors l’inflation guette avec les conséquences dramatiques que nous connaissons aujourd’hui : spéculation sur les matières premières dont, fait dramatique, les ressources alimentaires.

I
l faut que cela cesse. La planète ne peut pas continuer sur cette organisation économique sauvage sans risque grave de guerre et de révolution violente.

Les gouvernements doivent réagir vite au niveau international par la mise en place d’une monnaie mondiale unique. Ce devrait être la principale préoccupation du G8 qui se tient actuellement au Japon. G8 qui devrait être représenté à la proportionnelle par tous les pays de la planète et pas seulement par les quelques pays les plus riches qui – et c’est malheureusement bien naturel – auront tendance à servir leurs « seuls intérêts ».

La solution immédiate –
  l’ONU et le G8 doivent en faire leur priorité –  est d’arrêter les « spéculateurs ». Il ne s’agit pas d’empêcher les transferts de capitaux permettant l’échanger les matières premières, mais ceux-ci doivent être  « surveillés » par les instances internationales en limitant par des règles strictes les «profits de  spéculation ».  Une des premières actions à mettre en place est d’obliger  les échanges « internationaux » à ce faire en monnaie non « thésaurisable » à partir d’un montant minimum fixé qui pourrait s’évaluer aujourd’hui à 50 000 euros.  Cette monnaie « ne permettant pas la spéculation », prélude à une monnaie mondiale unique, doit être mise en place très rapidement pour les échanges internationaux. C’est possible, c’est facile, ça ne tient qu’à une décision et le G8 et l’ONU, aidés de l’Europe, peuvent le faire ! 

La solution sur le long terme
 c’est la suppression de l’héritage des moyens de production. Pour qu’il y ait liberté d’entreprendre, nous devons préserver le principe de propriété des moyens de production. Mais la propriété doit-elle rester transmissible par voie d’héritage ? Non pas obligatoirement... 

La suppression de l’héritage des moyens de production est la clef de voûte d’une économie équilibrée évitant l’accumulation des richesses sur plusieurs générations. Cette suppression de l’héritage doit se faire uniquement sur les moyens de production et doit préserver la transmission héréditaire des biens familiaux non productifs, comme la maison familiale. L’état ne deviendra pas pour autant exploiteur des moyens de production, des lois strictes devant être édictées pour préciser sa mission : louer et revendre les moyens de production dont il a été momentanément dépositaire. 

Cela entraîne une toute autre organisation économique et financière sur le long terme : la monnaie se stabilise, la spéculation financière et l’inflation disparaissent, la petite et moyenne entreprise prend un réel essor, les conglomérats financiers et les grandes fortunes liées à l’héritage disparaissent en l’espace de quelques générations... Les instances étatiques et internationales se réapproprient le « pouvoir de décision » sur les échanges économiques.

Voici deux options qui peuvent changer le monde et éviter les révolutions nationales et conflits internationaux dans le futur
: création immédiate d’une monnaie non thésaurisable  (ne permettant pas la spéculation) dans les échanges internationaux et suppression progressive de l’héritage des moyens de production. 

Il est utile que les instances internationales et nationales y réfléchissent !!! Vite !!!

JTL
 

Par JTL - Publié dans : politique
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Lundi 30 juin 2008

S’occuper de la faim dans le monde est primordial et heureusement de nombreuses ONG et associations y consacrent leur énergie et leur savoir faire. Elles agissent également avec efficacité sur les fléaux que sont les maladies tels que le sida et le cancer en lançant de grandes campagnes de recueil de fonds. Elles oeuvrent dans bien d’autres domaines et c’est tout à leur honneur.

Mais qui s’occupe de la souffrance des femmes excisées,
un fléau humanitaire où les personnes souffrent physiquement et psychiquement. Bien qu’on en parle et que certains pays comme l’Egypte dernièrement mettent en place des lois pour interdire l’excision, cette pratique primitive est encore très largement répandue en Afrique, pratique que l'on constate aussi à moindre échelle dans certains pays européens tel que la France. 

Il faut agir concrètement pour redonner aux femmes leur dignité et leur plaisir sexuel. CLITORAID se propose d’aider les femmes excisées à se faire refaire le clitoris pour retrouver une sexualité normale et supprimer leur frustration, cause de grandes souffrances morales. La médecine permet cela aujourd’hui.

Non seulement cette action est d’une haute importance sur le plan humanitaire, mais la faire connaître et agir pour que les femmes puissent retrouver leur plaisir aidera à faire disparaître cette pratique. Les exciseuses et exciseurs verront leur pratique contrecarrée par la médecine et finiront par l’abandonner.

Il faut donc aider CLITORAID et toutes les bonnes volontés allant dans ce sens en leur faisant des dons, car les soins sont très coûteux et trop peu de femmes ont les moyens de se faire soigner.

Pour aider CLITORAID
 :  www.clitoraid.org     

JTL

Vidéo à voir sur l'action des bénévoles de CLITORAID au Canada : http://uk.youtube.com/watch?v=JdQCa4VeHV8

 

Par JTL - Publié dans : Humanitaire
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Dimanche 20 avril 2008

Je suis tout à fait pour les OGM ! Ceux qui sont contre auront à répondre face à l'histoire de la pire des famines qui attend l'humanité. Nous sommes 6 milliards, bientôt 10,  quelle solution ont ceux qui s'opposent aux OGM ? 

Défricher toutes les terres vierges pour y planter du "bio" ? Pour les petites bourgeois que nous européens sommes, il est envisageable de cultiver son petit jardin bio pendant qu’en Asie et en Afrique des millions meurent de faim faute d’une agriculture adaptée au 3ème millénaire.
 

Le syndrome Frankenstein que l’on entend à chaque coin de rue dés qu’il s’agit de toucher à la sacro-sainte immuabilité « génétique », rappelle les mouvements anti-scientifiques autrefois apanage de l’église. La science est partout et c’est à nous d’en faire bon usage.
 

Les OGM sont non seulement bons mais sont l’unique solution pour nourrir la planète. La question de leur commercialisation est un autre sujet et l’amalgame systématique du progrès technologique au capitalisme sauvage est injuste, enfantin et stérile : ce n’est pas parce qu’aujourd’hui quelques multinationales produisent des OGM que les OGM sont intrinsèquement un produit de l’exploitation capitaliste. Il l’est et continuera de l’être si les gouvernements, les ONG, les mouvements qui luttent en faveur de plus de justice sociale n’embrassent pas cette technologie et la laisse entre les seules mains de ceux dont les intérêts sont purement économiques. De fait, les anti OGM font le jeux des grands groupes de semences car ils nient toute approche raisonnée et leur laissent ainsi les mains libres pour monopoliser la scène agricole.
 

Notons que sur nos tables, même les plus traditionnelles, rien de ce que nous nous servons a existé tel quel dans la nature. Depuis des millénaires les humains ont sélectionné les semences et bêtes pour obtenir des cultures plus abondantes et goûteuses. Cela prenait des générations. Aujourd’hui la science permet de sauter les étapes et de les réaliser en quelques mois.
 Il n’est connu aucune mort liée aux OGM, néanmoins chaque jour meurent de faim des centaines de milliers de personnes pendant que les nantis occidentaux parlent de bio et de production au coin de jardin. 2/3 des habitants sont en Asie : un petit lopin de terre pour chacun d’entre eux ? Adieux les tigres de Bengale, le panda et toute parcelle de terre vierge ! 

Vive la diversité biologique ! Nous sommes entourés d’espèces étrangères à notre écosystème originel : les tomates, pommes de terre, agrumes, maïs, etc. Cela a t-il provoqué une catastrophe ? Et les braves mules sont elles des monstruosités (précisons pour les citadins qui composent le gros lot des anti OGM, que les mules sont un croisement « contre nature » entre l’âne et le cheval)? La clémentine fruit des manipulations algériennes du Père Clément ont elles intoxiquées qui que ce soit ? Et la liste est longue, très longue dés qu’on y regarde de prêt! Les mêmes qui s’opposent aux OGM aujourd’hui se seraient opposés à l’introduction de fruits et légumes qui sont denrée courante depuis des générations et qui n’ont jamais tué personne, bien au contraire !
 

Il y a en fait derrière le refus des OGM, un refus de l’avenir, une peur de décrocher du monde tel qu’il existait ou du moins semblait exister « au bon vieux temps ». Les anti OGM sont des passéistes épeurés. Le problème est qu’ils participent de la catastrophe alimentaire qui s’abat à grand pas sur les pays en voie de développement.

Néanmoins et heureusement, les pays d'Amérique latine, argentins et autres, ne louperont pas le coche et bientôt ce seront eux les rois de l’agriculture à qui on devra acheter tous nos brevets et graines ! Quelque part tant mieux pour ces anciennes colonies européennes ! Finalement merci aux anti OGM pour permettre à ces pays émergents de devenir des géants verts et les futurs maîtres des sciences agronomes !  Souhaitons que l'Afrique suive le mouvement !
 

David Usual (Franco-Brésilien)

 

 

Par JTL - Publié dans : Ecologie
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Vendredi 28 décembre 2007

LA NOUVELLE CHASSEAUX SORCIÈRES

Les phénomènes de persécution des minorités religieuses sont connus de tous temps, par exemple avec l’affaire des Bacchanales à Rome en 187 avant JC ou même, à lire Aristophane, le procès de Socrate accusé d’avoir voulu introduire une nouvelle religion. Ces persécutions furent particulièrement intenses avec les religions monothéistes qui toutefois tolérèrent la pratique de quelques cultes anciens auxquels elles se sentaient apparentées.


Au l9’ siècle la révolution française amena l’abandon des persécutions contre les protestants et l’intégration des juifs à la Nation même si les prêtres réfractaires furent traités avec une extrême brutalité. Avec la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905 en France toute discrimination semblait devenue impossible et pourtant il y a quelques décennies apparurent en France et dans divers pays occidentaux des campagnes dirigées “contre les sectes”.

Le mot "secte" a une double origine groupe minoritaire s’étant séparé (en latin secare) ou groupe ayant suivi (en latin sequi) un leader. En ce sens le Christianisme est une "secte" juive et l’histoire du Protestantisme est une suite ininterrompue de dissidences diverses. Par généralisation, on désigne parfois comme secte des mouvements religieux très minoritaires, ainsi les juifs furent qualifiés de "secte" judaïque et on parle aujourd’hui de "sectes" néo-païennes.

Ainsi donc combattre les "sectes" apparaît compréhensible pour un pays se réclamant d’une religion d’Etat et n’acceptant pas ou peu le principe de la liberté de conscience. Mais lutter contre les "sectes" n’a aucun sens dans un pays laïc tel que la France. Le mot sectaire a un sens un peu différent, désignant une tournure d’esprit dogmatique et intolérante. Curieusement la plupart des membres des organisations qualifiées de "secte" en France semblent plutôt moins sectaires que la moyenne.


Même si des campagnes "anti-sectes" sont apparues dans beaucoup de pays, les Etats-Unis en premier, elles n’ont pas reçu de soutien officiel et elles ont actuellement tendance à régresser. Malheureusement tel n’est pas le cas en France, même si ce pays se qualifie abusivement de pays des droits de l’homme. Parmi les pays européens, la France apparaît comme un de ceux qui les respectent le moins et ce dans tous les domaines et il n’est pas étonnant qu’elle soit régulièrement condamnée, pour des motifs variés, par la Justice européenne. Néanmoins il est surprenant qu’un gouvernement y ait créé une “mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires”. Pourquoi pas des missions interministérielles de lutte contre le judaïsme ? Le protestantisme, voire le catholicisme ? Pourquoi pas contre le socialisme ? Le radicalisme ? La franc- maçonnerie ? Il est vrai qu’une campagne anti-maçonnique feutrée tend actuellement à se renforcer lentement mais sûrement.


Il est encore plus surprenant que le gouvernement qui créa cette étrange “mission” soit à direction socialiste, ce parti ayant eu jusqu’à présent une attitude plutôt libérale en matière de croyances ou de moeurs et s’étant ainsi attiré pas mal de sympathie chez les juifs et les protestants. Pourquoi donc a-t-il mis la puissance officielle au service d’organisations privées ? Et pourquoi donc l’opposition n’a-t-elle pas combattu vigoureusement ces initiatives fâcheuses ?


En réalité les organisations qualifiées de "sectes" par les mouvements anti-sectes forment un ensemble disparate regroupant des gens n’ayant aucun rapport dans leurs croyances, certaines ne pouvant en rien être considérées comme de nature religieuse, tel Ecovie, association écologiste extrémiste qui semble avoir disparu. Elles ont cependant deux points communs d’une part, elles se sont attirées la haine de certains groupes de pression pour des raisons difficilement compréhensibles, d’autre part elles recrutent essentiellement dans les classes moyennes plus ou moins influencées par le christianisme ou l’indifférentisme.


Mais qu’ont donc fait les "sectes" pour s’attirer tant de haine ? Certes, une tragédie comme celle de l’Ordre du Temple solaire semble justifier la prudence mais justement il s’agit d’un cas tout à fait isolé et qui ne semble guère avoir retenu l’attention des “pourfendeurs de sectes”. Si on constituait un ensemble artificiel formé par l’OTS et des associations sans rapport aucun partis politiques, clubs sportifs, etc. serait-on en droit de supposer ces derniers comme dangereux et suicidaires et ce contrairement à toutes les apparences ? Certes, certains mouvements religieux peuvent être extrêmement dangereux ; nous pensons par exemple à la mouvance islamiste des amis et admirateurs de Ben Laden. Mais justement les associations qui en sont plus ou moins proches ne semblent jamais avoir attiré l’attention des organisations anti-sectes. Il y a la prudence et la témérité, mais quand même Il est de bon ton d’insister sur le fait qu’il ne faut pas confondre Islam et islamisme radical et on ne peut qu’être d’accord. Mais tout de même l’islamisme radical est une branche dévoyée et pervertie de l’arbre qu’est l’Islam alors que les sectes ne sont pas les branches d’un arbre mais plutôt un ensemble de plantes indépendantes.


Trois commissions parlementaires d’enquête ont consacré leurs travaux à ce prétendu phénomène sectaire comme s’il n’y avait pas eu pour nos parlementaires de sujets plus importants. Pourquoi diable deux marteaux-pilons pour écraser quelques insectes fort distincts ? Contentons-nous d’examiner le résultat des travaux de la première. Cette commission a siégé sans motif aucun à huis clos alors que son sujet d’étude n’avait rien à voir avec la défense nationale ou même avec des enquêtes judiciaires délicates. Elle n’a pas écouté les seules personnes qui auraient été susceptibles de l’éclairer, à savoir les sociologues et les historiens des religions qui en réalité ne font partie d’aucune secte mais sont objectifs et sans passion. Si l’on en croit les extrémistes "anti-sectes", ils sont complices des "sectes". Complices de quels crimes ? Celui d’exister purement et simplement. La commission a établi une liste de près de 200 sectes à partir d’un rapport fourni par les renseignements généraux, cette police qui n’a aucune vocation, contrairement aux scientifiques dont nous venons de parler, de s’occuper de mouvements supposés religieux dont certains semblent ne pas exister ou être réduits à quelques personnes. En revanche aucune allusion n’est faite aux organisations islamistes radicales. Il paraît certain que les RG, incompétents par nature, ont travaillé sur des informations extérieures. Mais fournies par qui ? La commission a également travaillé en écoutant les principales organisations anti-sectes, quelques rares représentants d’organisations dites sectaires et quelques repentis, anciens membres de "sectes" qui avaient des comptes personnels à régler. Par contre il ne semble pas qu’elle ait entendu d’anciens adhérents qui ont gardé de leur passage un bon souvenir même si leur croyance a évolué.


En résumé, le travail de cette commission a été bâclé et n’importe quel enquêteur scientifique le rejetterait comme dénué de toute valeur de ce point de vue. Le secret abusif dont son élaboration a été entourée a permis de cacher sa médiocrité extrême et à certains de le signaler, de s’y référer, sans provoquer immédiatement des objections.


Il est certain que la grande majorité de la classe politique s’est laissée intoxiquer par un lobby extrêmement actif et dont les motivations sont obscures. Elle a ainsi consacré du temps et de l’argent (celui des contribuables bien sûr) à des choses qui dans le pire des cas méritaient tout juste d’être signalées. Après tout, que pèsent les victimes, trop réelles, de l’Ordre du Temple solaire par rapport à celles de la violence routière par exemple ? Et pourquoi accepter un amalgame totalement injustifiable et inspiré des pires méthodes staliniennes ? Cette échappatoire a permis à des hommes politiques d’éviter de se pencher sur des problèmes très réels dont ils n’avaient pas ou ne voulaient pas avoir la solution. Mais il y a une autre très lourde responsabilité, celle de la majorité de la presse et surtout de certains de ses dirigeants. Trop souvent dans les périodes creuses, on recherche un sujet à sensation. Cela n’a rien que de très normal mais à tout le moins cela exige que soit faite une enquête sérieuse et objective. Cela a été parfois fait, mais trop rarement. Généralement les journalistes, tout comme certains policiers ou politiciens, se contentent de demander des informations aux seules organisations anti-sectes.


Comment cette situation absurde finira-t-elle ? La France n’est pas isolée dans le monde, déjà aux Etats-Unis certaines inquiétudes se sont manifestées. D’autre part un pays membre de l’Union européenne, la Suède, vient d’accorder à l’Eglise de Scientologie le statut de religion au même titre que l’Eglise Luthérienne. Ainsi donc, la France risque de se trouver dans une situation intenable dans quelque temps. A ce moment-là, on n’entendra plus parler de secte et l’attention de tous se portera sur d’autres fantasmes.

Pierre Barrucand
Médaillé de la résistance
Maître de recherches honoraire au CNRS

Par JTL - Publié dans : Ce que l'on vous cache
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